Makaya : son environnement, et la spéléologie.

Plan Macaya

Haïti est un pays montagneux à 70%, et dont la géologie est principalement constituée de roches sédimentaires calcaire. C’est donc un pays idéal pour les activités d’exploration souterraine.

Le Massif de Macaya, le second plus haut sommet d’Haïti culminant à 2400m, est un milieu de forêt tropicale humide typique, dont la pluviométrie est une des plus importantes de l’île, avec le Massif de la Selle.

Le Parc National Macaya (aussi appelé Parc du Massif de la Hotte) a été crée en 1983, dans le but de préserver le patrimoine environnementale de ce massif, qui regroupe à lui seul la plupart des espèces végétales et animales endémiques.

Quelques inventaires et travaux ont été réalisés (Haiti Country Analysis_USAID 2006 ; Ehrilch and al. 1987 ; Judd W.S. 1987) et reportent que sur les 700 espèces végétales recensées dans ce parc, 130 sont endémiques à Hispaniola et 70 sont propres au massif Macaya. Les orchidées comptent parmi les espèces végétales les plus variées.

D’un point de vue animal, peu de données sont disponibles. Il semble que chez les mammifères, la plus grande diversité soit détenue par les chauves-souris, très peu étudiées et connues localement. Deux autres mammifères propres à Hispaniola, et en voie de disparition, sont le Plagidontia aedium et le Solenodon paradoxus. Leur habitat est fortement dégradé par les pratiques de coupe de bois, et il était déjà rare d’en trouver dans les années 80 (Woods. C. A.1983) .

Macaya

Photo © MP2L

La zone n’a été vue que de manière superficielle par les spéléologues de passage, mais tous confirment son intérêt. Un spéléologue belge dans les années 70 a descendu quelques puits. Bernard et Josiane Lips en 1997 ont descendu plusieurs gouffres, dont plusieurs puits d’entrée plein vide de plus de 70m. Un rapport de leur expédition a été publié. Enfin, une équipe slovaque est venue en 2011, qui a prospecté plusieurs grands puits sans laisser de rapport détaillé.

Un de nos objectifs au cours de cette expédition est de trouver la nouvelle cavité la plus profonde d’Haïti, actuellement détenue par la Grotte Marie Louise Boumba, sur le massif de la Selle (-262m) .

Le second objectif, ambitieux, est de tenter de trouver le collecteur qui mène à la résurgence, après une percée hydrogéologique de 1200m de dénivelé. Cet objectif nécessite de mobiliser une équipe de 7 personnes sur une durée de 6 semaines.

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