La ravine Casse Cou

Nous faisons équipe Matthieu et moi pour aller explorer le canyon de la ravine Casse Cou.

La marche pour accéder au canyon depuis Formon n’est pas désagréable, tout en descente, ou presque… Le chemin est bien marqué, et hormis nos égarement du début pour choisir le bon vallon, il n’y a pas lieu de se perdre.

Il fait déjà chaud, mais notre rythme tranquille nous permet d’avancer sans souffrir de la transpiration déjà élevée à 8 h du matin et de profiter de ce paysage du bout du monde.

Nous atteignons le canyon en une heure et demie environ. La première pause permet de prendre des photos tandis que Matthieu commence le relevé topographique.

Il faut dire que lors de notre première exploration du canyon il y a quelques jours, j’avais commencé une couverture photographique des lieux, mais une fausse manoeuvre inattendue t inexpliquée a fait disparaître les clichés. C’est un peu la raison pour laquelle j’avais proposé à Matthieu de venir explorer le canyon avant son retour en France.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Photographie de Jean-François FABRIOL

Le premier ressaut de presque 20 mètres m’inspire et je donne un flash à Matthieu qui installe la corde sur les amarages et descend à l’étage inférieur.

L’eau a creusé des formes spectaculaires. Le canyon sombre est une galerie à ciel ouvert lointain car c’est un cheminement au milieu des galets, des laisses d’eau et des rochers, large de 5 à 10 mètres avec une hauteur pouvant atteindre 70 mètres.

Nous progressons ainsi de plusieurs centaines de mètres au rythme de la topographie et de la photographie.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le soleil ne peut descendre aussi bas…
Photographie de Jean-François FABRIOL

Un second ressaut de 7 à 8 mètre nécéssite une corde. Matthieu fait jouer le perfo. J4en profite pur faire quelques images techniques sur le planté de gougeon et le relevé topographique. Nous descendons le ressaut et nous voici en première ! Probablement personne avant nous n’a jamais foulé ce lit de rivière nommé Casse Cou.

Nous savourons ces moments si particuliers que seuls les spéléologues connaissent : découvrir et explorer cette « terra incognita » où « la main de l’homme n’a jamais mis le pied » !

nous apprécions d’autant plus que la progression est facile et superbe.

Mais ce fond aujourd’hui à sec, doit se transformer en torrent dangereux lorsque des pluies dilluviennes s’abattent sur les plateaux.

J’essaie de capter en images toute la beauté des lieux, en jouant de la lumière naturelle qui rentre difficilement dans cette profonde gorge, et de mes flashs qui font briller les parois humides.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La ravine est très étroite.
Photographie de Jean-François FABRIOL

Un nouveau ressaut de plusieurs mètres à franchir, puis peu à peu la vallée s’évase et des traces de pas dans le sable indiquent que cet endroit est accéssible par l’aval.

Nous nous posons au soleil pour une petite heure.

Nous partageons un avocat, une orange et un morceau de pain en guise de repas.

Il est peut-être 15 heures. Il faut envisager le retour. Remonter le canyon puis toute la vallée jusqu’à ti-Macaya et enfin revenir à Formon.

On le prend calmement, mais sans trainer. On arrivera d’une traite à l’église de ti-Macaya au pied du sentier abrupt qui mène au plateau. Nous marquons une pause quelques mètres après l’église où raisonnent les chants des paroissiens rassemblés pour un office.

Nous attaquons ce dernier raidillon qui n’en finit pas. Reste une longue marche sur le plateau.

La nuit tombe. Nous arriverons avec les dernières lueurs du jour à « notre maison » après une riche journée et une belle moisson d’images intéressantes.

 

Jean-François Fabriol

Laisser un commentaire