Grottes d’Haïti: exposition à la Maison de l’UNESCO

Du 5 au 21 janvier 2015, l’exposition Grottes d’Haïti, entre imaginaires et réalités présente à la Maison de l’UNESCO à Paris le fruit de 5 années de recherches effectuées par les spéléologues Carole Devillers, Jean-François Fabriol et Olivier Testa.

Grottes d'Haïti, entre imaginaires et réalités

Grottes d’Haïti, entre imaginaires et réalités

Ces recherches, sous le patronage de la Commission nationale haïtienne de coopération avec l’UNESCO, ont pour but l’inventaire, la protection et la valorisation d’un patrimoine important de la culture haïtienne.

C’est pour la première fois en dehors des frontières d’Haïti que seront mises en lumière ces richesses géologiques et leur importance dans la culture et l’histoire du pays. L’exposition vise également à montrer Haïti sous un jour inédit et à véhiculer une image constructive.

Au travers d’une série de photographies des spéléologues et de contenus multimédia, l’exposition invite à voyager dans six départements, et à découvrir par exemple les beautés des grottes Marie Jeanne, Madame Lefan ou Mamé, le Gouffre Pas Perdu Pas Trouvé, le Bim Séjourné, le Canyon Casse-cou…

Par le biais d’un parcours libre, le visiteur pénètre dans les profondeurs des grottes, qui constituent un élément incontournable de l’imaginaire haïtien. Outre leur rôle chez les populations précolombiennes qui y effectuaient des rites mystiques, les grottes sont aussi associées au marronnage et à l’histoire de l’indépendance haïtienne. Elles sont encore aujourd’hui le lieu d’accueil de cérémonies Vodou, et beaucoup de légendes y sont liées.

La grandeur comme la beauté de ces cathédrales naturelles de calcaire a été soulignée de tout temps. Des livres de l’historiographe Moreau de Saint-Méry au 18ème siècle aux poèmes contemporains en passant par les écrits d’Antoine Salgado au siècle dernier ou par les récits de pirates, ces textes contribuent à nourrir l’imaginaire de tout un peuple et entretiennent les rêves de trésors fabuleux.

En 45 panneaux, l’exposition se propose de montrer les véritables trésors que sont les grottes d’Haïti, longuement sculptées au cœur du calcaire par l’eau. L’exposition vise donc également à souligner la nécessité de protéger ce splendide travail d’orfèvrerie de la nature.

L’exposition s’adresse au grand public, aux jeunes et moins jeunes passionnés de découverte, aux curieux de l’Histoire et des cultures étrangères, au public sensible aux problématiques que rencontre Haïti, tout comme aux Haïtiens de la diaspora.

Il est recommandé aux visiteurs de se munir de leur smartphone ou tablette, pour accéder aux suppléments multimédia via QRcode (contes récités, extraits de livres, images complémentaires…).

Photos libres de droit : http://exposition.grottesdhaiti.org/presse.html

Contact presse   Mme Lou Rais       lou.rais@grottesdhaiti.org       T : 06 85 54 05 94

http://exposition.grottesdhaiti.org

Cette exposition est organisée par l’Association Hommes des Cavernes.
www.hommes-des-cavernes.org

Commissaires : Olivier Testa, explorateur spéléologue, et Stéphanie Jagou, Vice-Présidente de l’Association Hommes des Cavernes

Scénographie : Association Hommes des Cavernes et Central Dupon Images, qui produit les tirages photographiques

Partenaires : L’exposition est organisée avec le soutien de la Commission nationale haïtienne de coopération avec l’UNESCO, du Ministère français de la Culture et de la Communication (Direction générale des patrimoines), de Suez Environnement, de l’Ambassade d’Haïti en France et de Central Dupon Images,  et en collaboration avec la Fédération Française de Spéléologie ainsi que le Bureau National d’Ethnologie (Haïti).

Partenaire média : RFI / France 24

Ouverture      Maison de l’UNESCO, Salles Miro 1, 2

Entrée gratuite, du lundi au vendredi de 9h à 18h, sur présentation d’une pièce d’identité

Accès      Metro 6 Cambronne, Metro 10 Ségur, Bus 28, 80, Station Vélib 15009

Li frèt, li gwo !

Le départ, c’est déjà pour le lendemain. Mais il reste quelques heures encore pour découvrir les merveilles du travail de l’eau.

Les marmites par exemple. Les résurgences et les cascades.

Première approche de la grotte des Faux Monnayeurs

Première approche de la grotte des Faux Monnayeurs

Les falaises majestueuses.

Les grottes décapitées aussi.

 

 

 

Comment?

Grotte Sarrazine (speleo_usf.blogspot.fr)

Grotte Sarrazine (speleo_usf.blogspot.fr)

une salle tellement grande que la classe tiendrait dedans ? Voire quelques bâtiments de l’école ! C’est dire l’immensité de cette Salle Sarrazine.

Qui a parlé de claustrophobie et espaces étroits en spéléologie ?

 

 

Et puis la spéléologie, c’est aussi l’occasion de faire de la pêche et parfaire ses connaissances biologiques.

Découvrir les habitants de l’étang formé au pied de la Salle.

L'utilisation de l'appareil de prise de mesures

L’utilisation de l’appareil de prise de mesures

Les différents stades d’évolution du têtard, voire du triton. Ou même de la salamandre. On évitera les sangsues quand même.

Et c’est quoi ce trou d’eau? et bien ç’est un siphon, et ça fonctionne comme dans l’évier de la salle de bains ou la cuisine, sauf qu’ici l’eau en période de grandes pluies est aspirée par ce siphon d’apparence si calme aujourd’hui, et pouf, elle ressort de cette cavité que l’on aperçoit au loin dans la falaise. La légende dit que Madame Billard a été aspirée tellement le courant était fort, et le corps rejeté dans la résurgence, bien plus loin… d’ou le nom du fameux creux Billard.

 

 

Source du Lison (www.besac.com)

Source du Lison (www.besac.com)

Bizarrement, au moment de se baigner à la source du Lison, peu de volontaires vont au delà de tremper les orteils pour attraper les cousins des rivières des niphargus qu’on a observé en grotte. Que dit le thermomètre ? ah oui, 9 degrés…. C’est pas chaud, hein ? ok, on se baignera à la piscine du centre.

 

Mais quand même rapidement les jeux d’eau sont créatifs. Le foot ou le ping-pong pratiqué au centre prennent une nouvelle dimension, chevelue, filandreuse, humide : au menu, bataille d’algues.

Bon, c’est vrai quoi maîtresse, on peut pas non plus apprendre tout le temps, et il faut bien mettre le cerveau au repos de temps en temps…

Alors ce soir, fatigués enfin ? que nenni, et hors de question de rater la super boom du dernier soir. Mais c’est ici que se finit notre récit…. 

Quelques mots pour la fin

REX  (mais non, pas le tyrannosaure !)

On s'amuse beaucoup en spéléo!

On s’amuse beaucoup en spéléo!

Les enfants sont enchantés.

Souvent une première expérience loin des parents, cette classe verte a en plus permis aux élèves de mieux se connaître en confrontant certaines peurs, comme celle du noir, et de créer des liens solides d’entraide et de vie en commun.

Parions que l’an prochain, Mme Rodrigues leur proposera un programme tout aussi passionnant. Et nous, nous avons hâte de les retrouver sous terre un de ces jours !

 

Petits découvreurs en baudrier

Jeudi 19 juin, c’était le jour J ! Une journée entière passée sous terre. Dans la Grotte des Cavottes.

« C’est sur qu’on a pouvoir sortir ? »  Le ton oscille entre l’affirmation et la question. Entre le défi et la crainte. Dans cette journée unique pour eux, les élèves découvrent le noir complet. Pas de filet de lumière sous la porte, pas de clignotant de réveil électronique ou de boîte ADSL. Pas de lampadaire derrière les volets. Du noir plus noir que … noir.

Nos petits explorateurs en baudrier découvrent le milieu souterrain

Nos petits explorateurs en baudrier découvrent le milieu souterrain

La veille déjà ils avaient eu une « mise en bouche ». Un premier test. Certains avaient vraiment apprécié, d’autres… moins.

« Moi j’ai adoré le noir, et quand on a fait le silence complet aussi. On entendait juste des goutes d’eau tomber. Ça change de la maison, ou il y a toujours du bruit. »

 

 

C’est l’occasion de renforcer les valeurs d’entraide dans le groupe, et de comprendre que dans un tel milieu, c’est la solidarité et l’esprit d’équipe qui prévaut.

Marie-Pierre aide les élèves à progresser sur la main courante, avant la descente du puits

Marie-Pierre aide les élèves à progresser sur la main courante, avant la descente du puits

 

La progression et le passage sur corde sont d’autres moyens de mettre ces valeurs en pratique. Une main qui aide à avancer dans un passage étroit. Une pression de l’épaule pour rassurer le camarade. Attendre les retardataires. Répéter les consignes de sécurité et de respect du milieu aux autres.

 

Forger un esprit d’équipe. Attention à la punition pour ceux qui ne jouent pas selon les règles du jeu.

Au-delà de la sécurité, une autre consigne est tout aussi essentielle : il s’agit de préserver le milieu. Les grottes sont fragiles, et il faut les respecter.

Sur une bâche protectrice, ils s'apprêtent à déguster un premier repas sous terre. Une toute nouvelle expérience!

Sur une bâche protectrice, ils s’apprêtent à déguster un premier repas sous terre. Une toute nouvelle expérience!

En mangeant leur déjeuner installés sur une bâche plastique déposée au sol, les élèves ont appris qu’aucun déchet ne peut rester sur place.

Et ils retenu que rien ne peut être prélevé, sauf pour des fins d’étude scientifique agréée. Non, on ne peut pas ramener à la maison un petit bout de stalactite pour montrer au grand frère ou la petite sœur. Ils devront venir voir par eux même les merveilles intactes du milieu souterrain.

 

A la fin de l’expérience, ils sont contents d’eux, fiers de leur exploit. Et la maîtresse n’est pas en reste.

La spéléo, quelle drôle d'activité!

La spéléo, quelle drôle d’activité!

 

Les exclamations « Je n’ai plus peur d’entrer dans une grotte maintenant. Ni du noir ! » font écho au sourire de la maîtresse.

« Je ne suis pas mécontente d’avoir retrouvé la sortie ! Mais c’était très fort de partager ce moment avec eux. »

 

 

 

On pourrait penser que chargés de toutes ces émotions, de tous ces nouveaux apprentissages, nos chers bambins seraient juste prêts à se coucher en rentrant. Pensez-vous ! ils sont pleins d’énergie, ils courent à la piscine et même, ils prennent l’avion puis le bateau puis les chaussures de rando pour suivre les traces d’Olivier dans les grottes du Gabon.

Car les expéditions spéléologiques, elles ne se déroulent pas qu’en Haïti ou en Patagonie. Dans tous les pays, et sur le continent africain aussi. L’expédition Abanda, c’est une nouvelle occasion de réviser sa géographie, et sa biologie aussi !  Ils découvrent que des crocodiles orange (si si, ça existe) ont élu domicile au fond de ces grottes inhospitalières (« dites, c’est quoi le guano ? »).

Et un crocodile, c’est un mammifère ou bien ?? bon, on ne les piège pas si facilement ces enfants, on voit que Madame Rodrigues a travaillé sur la classification animale en classe.

Allez, au lit ! Demain il reste à découvrir les phénomènes karstiques de surface.

Les quoi ?

Graines d’explorateurs

« C’était trop bien d’aller sous terre! »

Voilà, c’est déjà fini. Les 23 élèves de CM1 de l’école internationale Robert Schuman de Strasbourg qui ont participé à la classe pilote de spéléologie dans le Doubs du 17 au 21 juin derniers sont de retour à la surface. Mais leur découverte des grottes les aura fait voyager bien plus loin en eux et dans leur imaginaire que les quelques mètres parcourus sous terre !

le Centre les Fauvettes, Levier, Doubs

Centre les Fauvettes, Doubs

Accompagnés par Mme Rodrigues, leur professeur, Yann Dabrowski et de Marie-Pierre Lalaude-Labayle, chef de l’expédition Anba Macaya, Verticales souterraines, les élèves sont arrivés à Levier, au centre de loisirs et de classes nature agréé par le Ministère de l’éducation, mardi matin.

Le programme de la classe était très varié, pour leur permettre d’établir le cycle de l’eau en milieu karstique, de la source à la résurgence. Et très complet aussi !

A peine installés, ils enfilaient déjà un baudrier, et découvraient les joies du parcours sur corde et de la tyrolienne.

Tous parés? attentifs, les élèves apprennent comment régler leur matériel

Tous parés? attentifs, les élèves apprennent comment régler leur matériel

Une première journée durant laquelle ils se sont familiarisés avec le vocabulaire spécifique à la spéléologie et au milieu souterrain et se sont préparés à leur première sortie sous terre du lendemain.

 

 

 

les filles se préparent à explorer les grottes

les filles se préparent à explorer les grottes

 

Mercredi matin, difficile pour eux de cacher leur excitation !

Ce mélange d’appréhension et de curiosité, carburant de l’explorateur, en a submergé plus d’un.

Ou d’une, car les filles n’étaient pas en reste !

 

 

Les élèves étaient encadrés par deux moniteurs Brevetés d’Etat choisis pour ce programme pilote défini en collaboration avec José Mulot, conseiller technique de la Fédération Française de Spéléologie.

Cette première découverte du milieu souterrain a permis aux encadrants d’aborder différentes thématiques, comme l’histoire, la géologie, le dessin, la physique ou la chimie.

Le moniteur BE explique des règles de base de la spéléologie

Le moniteur BE explique des règles de base de la spéléologie

 

Deux demis groupes étaient constitués et ont alterné les activités.

 

 

 

L’un en forêt pour découvrir, au delà des résurgences et des habitants des rivières, les propriétés des roches.

« Quand une pierre est faite de calcaire, il y a de la mousse blanche qui apparait quand on verse de l’acide chlorhydrique dessus.  Ça fait des bulles. Mais pas sur la pierre volcanique.»

Comment réagissent donc les roches à l'application d'acide chlorhydrique?

Comment réagissent donc les roches à l’application d’acide chlorhydrique?

 

Première approche de la grotte des Faux Monnayeurs

Première approche de la grotte des Faux Monnayeurs

 

L’autre groupe a évolué sous terre. Les enfants ont pénétré graduellement dans les profondeurs de la grotte des Faux monnayeurs où la sécurité liée à cet environnement spécifique a été soulignée : « la chose la plus précieuse dans cette grotte c’est vous ! ».

 

 

L'utilisation de l'appareil de prise de mesures

L’utilisation de l’appareil de prise de mesures

 

Le VTT prend une toute nouvelle signification aussi. Point de roue ni de balade en forêt, les mains crispées sur le guidon.

Aujourd’hui, le VTT c’est l’appareil qui permet de prendre des mesures de luminosité, de température de l’eau ou de l’air.

 

Les élèves réfléchissent sur les mesures qu'ils ont prises

Les élèves réfléchissent sur les mesures qu’ils ont prises

 

 

 

Chemin faisant, les élèves ont pu aussi échanger avec Olivier et Stéphanie, les membres de l’expédition Anba Macaya qui les avaient rejoint la veille. C’était aussi l’occasion de discuter des différences avec les cavités explorées en Haïti,  ou la manière dont la ressource eau est utilisée dans le pays.

 

Une petite hésitation, et hop! ça descend tout seul. Ou presque!

Une petite hésitation, et hop! ça descend tout seul. Ou presque!

 

Et puis la spéléo c’est aussi du sport ! Les cris fusent, les rires aussi, les encouragements ne manquent pas: hop hop hop, une petite descente en rappel, et les voilà sur le plancher des vaches. Une fois rassurés, ils sont ravis d’être descendus plus rapidement qu’ils étaient montés.

D’ailleurs celle qui a eu le plus peur, n’est-ce-pas la maîtresse ?!

Cette première journée de découverte, c’était aussi l’occasion de voyager, et de réviser sa géographie. Car José les a emmené en Patagonie. Où ça?

Au Chili, là ou il pleut pas des cordes tous les jours mais presque, ou on doit s’accrocher au lapiaz (des roches très coupantes) pour éviter que le vent nous emporte! Ils ont découvert la vie des explorateurs dans les conditions difficiles et froides de l’expédition Ultima Patagonia 2014.

Nul doute que leurs rêves les ont emmenés dans ces paysages à la fois magiques et désolés de ces îles calcaires inhabitées.

L’abécédaire Anba Macaya – Dernier chapitre: Que de belles rencontres!

A son retour l’équipe à suivi l’excellente idée de Marie-Pierre, celle de faire un abécédaire.
Nous vous proposons donc en quelques lettres, dans le désordre, de vous faire revivre avec nous cette extraordinaire expérience au coeur de la forêt haïtienne du Parc National Macaya.

Participer à une expédition, c’est aussi et surtout l’opportunité de partager avec les habitants, de découvrir non seulement leur coin de pays, mais leurs habitudes, échanger avec eux, rire souvent. Et nous avons rencontré des personnes extraordinaires, qui resteront dans nos coeurs.

Et nous, c’est rien moins qu’avec une star internationale du rock que nous parcourrions les montagnes, loin d’être mornes en sa présence!

E comme Elvis

Elvis, dans toute sa splendeur et son chic des hauteurs

Elvis, dans toute sa splendeur et son chic des hauteurs

Elvis, Beaublanc, Bazile, Lemy, Merassaint, Gino, Nènè, Ezinor, Rosa etc. Ils ont été nombreux nos guides durant cette expédition, à se mettre en quête de trous !

 

Elvis cependant a toute sa place dans cet abécédaire. Outre son penchant pour les chapeaux colorés, son style vestimentaire impeccable – les chaussettes toujours assorties au tee-shirt – son don pour jouer de la contrebasse à une corde, il est aussi le véritable « bousolye » (homme-boussole) d’Anba Macaya.

 

Il connaît l’ensemble des chemins, des recoins, des cailloux, des arbres aussi de cette montagne. On parle souvent de déforestation en Haïti, mais à Formon se trouve un homme qui étiquette les arbres qu’il a planté pour suivre leur croissance et comprendre leur développement en fonction des espèces. Ça ne vous rappelle pas une histoire de Giono ?

Et pour ceux qui se demanderaient comment nous communiquions, croyez-en nos expériences, la langue n’est jamais une barrière pour qui s’intéresse à découvrir l’Autre.

K comme Kreyol

Le Kreyol : la langue locale. C’est un doux mélange d’ancien français, d’anglais, de langues africaines, d’espagnol aussi. Dans les mornes, à la campagne, il a bien fallu que l’équipe s’y mette un peu parce que les habitants ne parlent que rarement français.  Marie-Pierre le parlait déjà, Olivier et Stéphanie le comprenaient et Pascal et Jeff se sont concentrés sur quelques locutions essentielles, qu’ils ont vite maitrisées.

Jeff présente son matériel de photo à des Haïtiens fascinés

Jeff présente son matériel de photo à des Haïtiens fascinés

 

 

 

 

 

 

 

En tout, nous pouvons dire que nous avons plein de nouveaux Zanmi !

 

Celui-là est facile à traduire en français, non ?

Soirée photos de Jeff

Soirée photos de Jeff

 

 

 

 

 

 

zanmis

Merci à toutes et tous, et à bientôt!

Communiqué: L’expédition Anba Macaya, pour valoriser les valeurs éducatives de la spéléologie auprès d’une classe de CM1 de Strasbourg

D’où vient l’eau en bouteille ? Où va l’eau des égouts ?

C’est en parallèle de l’expédition spéléologique « Anba Macaya, verticales souterraines » que des élèves de CM1 de Strasbourg ont étudié le cycle de l’eau. De l’Alsace en passant par Haïti, ils ont poursuivi leur cursus scolaire en suivant cette épopée Caribéenne. Ils ne se doutaient pas que cela les mènerait sous terre, dans le Doubs !

Du 17 au 21 juin 2014, lors d’une classe verte organisée par Mme Anabelle Rodrigues, professeur des écoles en poste à l’école internationale Robert Schuman de Strasbourg, et coordonnée par la Fédération Française de Spéléologie pour qu’elle soit une classe pilote,
ces 25 élèves découvriront des grottes tout en réfléchissant aux moyens de préserver l’eau, cette ressource naturelle fragile.  Qui sait ce qui les attend au fond des cavernes ? 

De l’eau et des lettres

Tout commence avec l’idée d’une correspondance entre les élèves de la classe de CM1 de Madame Rodrigues et les membres de l’équipe de l’expédition spéléologique en Haïti, « Anba Macaya, Verticales souterraines » qui se déroulait du 21 septembre au 1er novembre 2013. Le projet évolue, et l’objectif est de relier l’étude du cycle de l’eau en milieu urbain – un sujet qui figure au programme scolaire – avec la présence de l’eau dans le milieu souterrain. Des origines de l’eau du robinet en passant par le devenir des eaux usées, les élèves se sont demandés d’où venait l’eau des sources et des grottes. Et de corde en descendeur, ils se sont intéressés à cette pratique méconnue, la spéléologie.

Rapidement, les idées fusent et un projet plus complet prend forme, car Mme Rodrigues est séduite par la multiplicité des apports de la spéléologie à l’éveil de l’enfant.

« La spéléologie permet de travailler dans des domaines disciplinaires très variés : Langue française, EPS et sciences, mais également environnement et développement durable, géographie, informatique… » souligne-t-elle. Et elle ajoute « Il s’agit de progression spéléologique certes, mais j’y vois surtout de véritables progressions dans le vivre ensemble ».

Une classe pilote pour la Fédération Française de spéléologie (FFS)

Devant tant d’enthousiasme, de là à ce que l’initiative se transforme en une classe pilote nationale en matière de la promotion de la spéléologie en milieu scolaire, il n’y avait qu’un pas. Et José Mulot, Conseiller Technique National, l’a franchi. Pour le pôle développement de la FFS, cette classe de découverte de spéléologie est pilote car elle sera transposable tant sur la forme que sur son contenu à d’autres classes mais aussi aux Accueils Collectifs de Mineurs (ACM) qui sollicitent souvent la FFS.

Des petits découvreurs en baudrier

Marie-Pierre Lalaude-Labayle, qui a déjà eu la chance de rencontrer les élèves deux fois en 2013 avec d’autres membres de l’expédition, se réjouit de cette classe verte. « L’équipe est très contente de partager son expérience avec les élèves. Leur curiosité et leur perspicacité sont incroyables et participer à un projet où l’école nourrit pleinement leur envie d’exploration nous fait extrêmement  plaisir ».

Gageons qu’à l’issue de cette classe, les élèves auront pu apprécier le fruit du travail millénaire de l’eau. Et ils devraient être en mesure d’établir le cycle de l’eau en milieu karstique, de la source à la résurgence. Ils partageront avec nous en cours de classe leurs découvertes et impressions, via des textes, des dessins et des témoignages vidéo. Nous pourrons alors leur demander de répondre à la question L’eau est-elle une ressource inépuisable ?

Contact: Stéphanie Jagou, Chargée des communications pour l’expédition, media@expedition-anba-macaya.fr   –    +33 (0)6 31 85 77 80

Des photos libres de droits sont disponibles sur demande. Le dossier de presse de la classe de découverte est téléchargeable ici: DP-Classe-pilote-speleo-juin2014

Pour en savoir plus sur l’expédition:

FB : Anba Macaya Verticales Souterraines

www.grottesdhaiti.org

L’abécédaire Anba Macaya : 6ème chapitre: Écoutez le professeur !

A son retour l’équipe à suivi l’excellente idée de Marie-Pierre, celle de faire un abécédaire.
Nous vous proposons donc en quelques lettres, dans le désordre, de vous faire revivre avec nous cette extraordinaire expérience au coeur de la forêt haïtienne du Parc National Macaya.

Chers élèves, nous commençons cette semaine avec une lettre oh! combien recherchée mais peu utilisée au scrabble…

Q comme « Quel beau métier, professeur »

Premier puits équipé par Stéphanie

Premier puits équipé par Stéphanie

 

Cette expédition comportait des spéléologues et des non-spéléologues. Avec une réduction des effectifs de 7 à 5 membres, il s’agissait de rapidement autonomiser tout le monde à la descente de puits en solitaire. Rapidement, Stéphanie et Marie-Pierre équipent des puits seules, grâce à des professeurs d’exception !

 

Un ti' moun découvre le matériel spéléologique

Un ti’ moun découvre le matériel spéléologique

 

 

Plus tard, l’équipe a installé une corde sur poulie à deux reprises sur des arbres, pour permettre aux Haïtiens d’apprendre la remontée sur corde avec le matériel de spéléologie. Les enfants ont adoré, les adultes étaient plus réticents.

 

 

 

Et enfin, au retour de l’expédition, Stéphanie, Marie-Pierre et Jeff sont allés à la rencontre des élèves de CM1 d’Anabelle Rodrigues de l’école internationale Schumann à Strasbourg, pour répondre à leurs questions sur l’origine de l’eau dans les grottes, les sensations en spéléologie et la dangerosité d’une expédition.

Présentation aux élèves de CM1 de l'école internationale de Strasbourg

Présentation aux élèves de CM! de l’école internationale de Strasbourg

L’intervention s’inscrit dans le cours sur le parcours et la gestion de l’eau de ces élèves. Superbes dessins des enfants, présentation de photos, curieuses questions et nombreux sourires ont ponctué les joyeuses heures passées ensemble. L’expérience se poursuit à l’été 2014 avec une classe verte dans le Doubs.

(Bientôt des nouvelles de cette nouvelle aventure, sur le blog.)

 

Nous avons passé de superbes moments en compagnie de ces jeunes et moins jeunes qui s’intéressent à leur monde souterrain et toutes les merveilles qu’il renferme.  Et nous avons fait de géniales rencontres …

Rejoignez-vous la semaine prochaine, nous vous présenterons nos nouveaux amis.

L’abécédaire Anba Macaya – 5ème chapitre: Quelques mignonnes difficultés

A son retour l’équipe à suivi l’excellente idée de Marie-Pierre, celle de faire un abécédaire.
Nous vous proposons donc en quelques lettres, dans le désordre, de vous faire revivre avec nous cette extraordinaire expérience au coeur de la forêt haïtienne du Parc National Macaya.

 

Aïe ! Ouille ! Ces doux petits cris ponctuaient régulièrement nos marches d’approche.

U comme Urticant

On ne touche pas!

On ne touche pas!

Tout indiquait sur certains végétaux leur propriété urticante, alors que d’autres, plus vicieux, attendaient un peu pour se déclarer sur nos pauvres peaux déjà maltraitées.  De sorte qu’il n’a pas toujours été possible pour nous d’identifier clairement leur antipathie à notre égard, et éviter de futures désagréables rencontres.

C’est ainsi que l’on avons tous été victime plusieurs fois de ces ennemis invisibles, et avons passé ensuite nos belles soirées « à se gratter la peau, à se gratter la chair, à se gratter jusqu’à l’os », comme l’écrivait Cendrars.

 

Mais ce n’est pas fini… car arrive le

X comme Xiphoïde

Marie-Pierre bartasse

Marie-Pierre bartasse

Xiphoïde désigne en botanique les appendices en forme de glaive… alors nous profitons du X pour revenir sur cette végétation dense qu’il a fallu attaquer à grands coups de machette pour pouvoir s’approcher des cavités.

Il faut dire que nous étions soulagés le jour où nous nous sommes occupés de cette tâche nous-mêmes, car souvent les Haïtiens, en nous débroussaillant le terrain, nous laissaient sur les rebords glissants des puits, des petits troncs d’arbuste bien aiguisés, bien pointus, bien parfaits pour se les planter dans le c…

et puis, nos petites misères, même en incluant des chevilles foulées, n’auraient pas été complètes sans cette phase devenue fétiche:

 

Y comme « Y a pas un ‘y’ dans Amoxiciline ? »

Olivier, qui a avoué « se sentir bien » dans cette étroiture, quand bien même il s'agissait de la ravine collectrice des eaux grises du village. Tournée d'amoxiciline pour tous à la sortie !

Olivier, qui a avoué « se sentir bien » dans cette étroiture, quand bien même il s’agissait de la ravine collectrice des eaux grises du village. Tournée d’amoxiciline pour tous à la sortie !

 

 

Un grand merci aux antibiotiques à large spectre qui en ont tiré d’affaire quelques-uns de l’équipe alors que leur mollet suintait et qu’ils continuaient de prospecter dans des rivières souterraines qui assuraient le drainage des eaux grises des habitations en amont !

Hein Pascal ?

 

 

 

 

Vous me croyez si je vous dis qu’il s’en trouve pour aimer ce genre d’aventure et de vouloir s’y lancer? Même les plus jeunes s’y mettent. On vous les présente la semaine prochaine.