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Cogito ergo expeditum !

Notre première réunion sans skype et sans Jeff, au retour de la remise des bourses Expé, chez Matthieu et Anne-Sophie. Au sens littéral, expediare veut dire  » se libérer le pied  » , en l’occurrence nous nous creusons les méninges pour solutionner les différents problèmes que posent une expédition de spéléologie en Ayiti.

cogito ergo expeditum

Photo © Matthieu Thomas

Et pour que l’on se sente moins seul, nous vous en dévoilons quelques uns… dans le cas où l’exploration subterra incognita vous tente aussi.

Le matos ! 

C’est sympa la spéléo, c’est génial l’exploration, c’est fantastique les endroits vierges, mais leur accès nécessite une guirlande de goujons, de spits, de statique – pas statique, de perfo, de GPS, de sabre laser, de combi de mécano, de casques à éclairage lunaire, de… bref, il en faut, et pas moins de 135kg (supplément bagage ? Pas supplément bagage ? Quels sacs à dos ? Quels sherpas, kits et autres étanchéites ?). Il faudra se les répartir, et ajouter à cela d’autres équipements que nous trouverons sur place comme par exemple notre source d’énergie : panneaux solaires dans le meilleur des cas, le classique groupe électrogène dans l’autre.

La logistique !

Un camp de base ? Deux points de chute ? Trois points de fuite ?

Dès notre arrivée, nous nous séparerons en deux équipes: une qui se chargera des dernières « courses » à Port-au-Prince; l’autre qui partira repérer les lieux, retrouver les zanmis ayitiens rencontrés dans de précédents voyages, et se présenter aux autorités locales, car on ne pénètre pas le massif  Macaya comme ça.

De la capitale aux Cayes, il existe des Tap-Tap, nous emprunterons donc les bus colorés qui portent le nom des Saints à qui l’on confie chaque voyage. Pour rejoindre le lieu où nous nous établirons pendant 6 semaines, il faudra ensuite s’organiser entre la moto-taxi, la woulib (l’auto-stop Haitien) , et la marche. L’objectif est de passer le moins de temps dans ce transport, pour en disposer d’un maximum dans les mornes (montagnes Haitiennes) !

Il s’agira ensuite d’évoluer dans le massif à la recherche de gouffres. Pour cela, un repérage sur les images satellites et les cartes géologiques a déjà été fait, mais comme disaient les plus grands humanistes, la découverte d’une zone ne se fait jamais aussi bien qu’en compagnie de ses habitants. Ça tombe bien : les Haïtiens adorent raconter leurs grottes ! Pascal, Olivier et Marie-Pierre connaissent déjà deux personnes dans le Sud et la Grande-Anse, désireux de nous accompagner. Et yon moun nan zòn lan -une personne du village- se rajoutera au fur et à mesure de la progression, à l’équipe.

D’autres aspects ?

Nous nous mettons tous d’accord sur un point : ce que nous souhaitons sur ce projet, c’est pouvoir partager au maximum et localement les découvertes que nous ferons. Alors on se répartit les tâches, en fonction des compétences des membres de l’équipe. Les enfants et les un peu plus grands ? Anne-Sophie ! Les questions de ressources en eau ? Marie-Pierre et Olivier ! Le suivi média ? Stéphanie ! etc. Nous déterminerons, en amont de l’expédition, en fonction des retours obtenus, comment nous orienterons ces aspects là du projet. C’est un work in progress.