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L’abécédaire d’Anba Macaya – 2nd chapitre: La grande vie au parc d’attractions

A son retour, l’équipe à suivi l’excellente idée de Marie-Pierre, celle de faire un abécédaire. Nous vous proposons donc en quelques lettres, dans le désordre, de vous faire revivre avec nous cette extraordinaire expérience au coeur de la forêt haïtienne du Parc National Macaya.

Après nos estomacs et les moyens de régaler notre gourmandise, nous vous présentons nos loisirs, en quelques lettres choisies. Et il s’agissait d’activités…. survoltées!

V comme Voltage

l'électricité nécessaire pour recharger nos équipements de spéléo et de photo

l’électricité nécessaire pour recharger nos équipements de spéléo et de photo

L’utilisation de nos temps de loisirs: recharger les batteries. Sans jeu de mots.

L’électricité n’est que rarement disponible en H24 dans les villes haïtiennes, et reste absente des campagnes ; plusieurs solutions sont utilisées par les habitants tel que le mini-panneau solaire souvent dédié à la recharge du téléphone et au fonctionnement de la radio, et le groupe électrogène, souvent détenu par un notable qui se rémunère sur les recharges que les gens viennent effectuer chez lui.

Compte-tenu de la quantité d’énergie dont nous avions besoin quotidiennement pour la recharge des accus du matériel photo et de spéléologie, des amis d’Olivier nous avaient aimablement prêté leur groupe électrogène.

Toute la réserve d’essence et d’huile avait été amenée à notre arrivée, car une fois à Formon il était difficile d’en trouver.

 

Et puis, point besoin de TV, de cable ou de vidéos, quand dans le coin, sévit un groupe de musique très en vogue… concerts en plein air, entrée libre!

R comme Rara

rara à Anba Macaya

rara à Anba Macaya

Le Rara est une pratique culturelle. Pour faire court, il s’agit d’un groupe de musique itinérant qui fonctionne surtout pour Carnaval. Mais dans les deux départements où nous nous sommes rendus à Anba Macaya, ce groupe anime aussi les moments d’entraide entre paysans dans les champs, une tradition appelés konbit.

Nous avons donc eu la chance d’assister à ces manifestations alors qu’un groupe d’habitants de Formon prêtait main forte à un autre dans son champ.

 

Mais soyons honnêtes, de temps en temps quand même l’appel de la civilisation se faisait sentir. Alors, pendant nos quelques journées de repos, nous faisions un saut au centre commercial.

S comme Sou-Bwa et son centre commercial

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Sou-bwa se trouve à 35 minutes de marche au sud de Formon. C’est une zone d’intense activité à cause de son marché, 3 fois par semaine, qui peut attirer les chalands et les marchands jusqu’à 3 heures de marche à la ronde.  Sou-bwa, c’est aussi une zone qui reçoit les ondes de la téléphonie mobile. Et enfin, à Sou-bwa, vous trouverez en permanence un coiffeur, un couturier, un loto et un night-club ouverts jusqu’à 16h les jours de marché… bref, une véritable plaque tournante de la tablette aux cacahuètes.

Bon, nous n’avons pas fait que nous amuser à Anba Macaya!  Certains loisirs étaient bien plus studieux, n’est-ce-pas Olivier? Qui s’est amusé avec les

O comme Os  

Etude d'ossements d'animaux à Anba Macaya

Etude d’ossements d’animaux à Anba Macaya

Les animaux tombent dans les trous… cela arrive.  Nous avons déterminé sur quelques ossements retrouvés de quel animal il s’agissait. Dans le désordre, nous avons trouvé : des chiens, des vaches, des chevaux, des cabris, des rongeurs, des chauve-souris. Pas de trace d’animaux caractéristiques de la région donc.

 

 

Malgré toutes ces exaltantes activités extra-spéléo, nous avons tout de même pris le temps de repérer près d’une centaine de puits en à peine 6 semaines – c’est pas rien! Alors la semaine prochaine, nous vous emmenons avec nous, sous terre!

 

 

L’abécédaire d’Anba Macaya – 1er chapitre: le chemin vers le coeur (de la Terre) passe par l’estomac!

A son retour l’équipe à suivi l’excellente idée de Marie-Pierre, celle de faire un abécédaire.

Nous vous proposons donc quelques lettres pour commencer, dans le désordre, pour vous faire revivre avec nous cette extraordinaire expérience au coeur de la forêt haïtienne du Parc National Macaya. Le tout en 7 chapitres.

Allez hop! comme au scrabble, on tire les lettres. Et nous commencerons donc par ….. nos estomacs! Parce que nous avons mis beaucoup de coeur à notre tâche.

G comme Gran Gou

la chèvre cuit tranquillement

la chèvre cuit tranquillement

 « M’gran gou » signifie en créole : j’ai faim. Lors de notre première semaine à Formon, nous avions laissé de l’argent à Manne, notre cuisinière, pour des courses pour 6 personnes. Le repas de midi était systématiquement sauté car nous étions sur le terrain, et le soir quand nous rentrions, nous nous jetions sur le plat qu’elle avait préparé. Nous avions systématiquement un peu faim en allant nous coucher.

Au bout de 4 jours, Marie-Pierre, qui avait géré ces aspects, s’est rendu compte qu’elle avait fait une sérieuse erreur dans ses conversions monétaires, et qu’elle avait donné pour 6 personnes le budget que l’on utilise pour 2 personnes…

Nous poursuivons avec le

J comme « Ji »

Ou jus de fruit en français… on en a eu des quantités! Chaque jour en fait. Des jus de citron, d’orange, mais surtout de chadèques (le pamplemousse local), des jus de goyave aussi, et des fruits de la passion qu’ils appellent « grenadia ».

et un petit dernier, pour la route parce que vraiment on l’M

M comme « Muroise »

muroise, par Jean-François Fabriol

muroise, par Jean-François Fabriol

LE fruit d’Anba Makaya.  Le long des chemins, comme une récompense du retour, nous faisions souvent une pose pour goûter des mûres qui avaient le goût de framboises.  Les Haïtiens les appelaient tour à tour cerise (mais ce nom servait aussi pour d’autres fruits) ou mir.
On s’est dit que Muroise était disponible, et plus doux que Frambûre.

Bon, on se trouvait Hot, mais après quelques recherches au retour… déception: muroise a déjà été repérée et le mot a été homologué par l’Académie française au siècle dernier! Avec une définition qui correspond exactement ce que nous avons proposé…

 

La semaine prochaine, on vous dévoilera nos loisirs à Anba Macaya….  scientifiques ou en musique!

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Et une classe découverte de spéléologie, une !

Une expédition c’est avant tout un moment de partage. Sur le terrain, les membres de l’équipe ont transmis au quotidien leur passion pour les grottes, et ont organisé quelques séances d’entraînement à la remontée sur corde avec les enfants de Formont.

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Côté français, la classe de CM1 de l’école élémentaire internationale Robert Schumann, à Strasbourg, a suivi de près l’expédition Anba Macaya. Ils ont à travers le site internet, rencontré l’équipe, découvert la nature d’une expédition de spéléologie et se sont posés quantité de questions sur l’activité. Il leur fallait des réponses !
Stéphanie et Marie-Pierre les ont rencontrés à leur retour d’Haïti, durant toute une journée.

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Annabelle Rodrigues, leur enseignante, avait organisé et planifié les activités entre cycle de l’eau, expérimentations de la pression dans les tuyaux, et la spéléologie.SJ classe CM1 M

Les filles de l’expé se sont parfois épluchées la tête comme le lézard de Macaya pour trouver une réponse satisfaisante, se sont replongées dans leur sensation pour savoir si elles n’avaient pas eu « l’impression d’avoir la tête à l’envers quand elles étaient sous terre », et en ont profité pour montrer toutes les bestioles rencontrées dedans et en-dehors des grottes.

Les élèves ont suivi Anba Macaya en parallèle de leur découverte du cycle de l’eau. C’est à dire qu’ils ont travaillé sur les origines de notre eau du robinet, du devenir de nos eaux usées, et par suite, se sont demandés d’où venaient l’eau des sources et des grottes. Quelques illustrations de nos petits spéléologues en devenir.

Illustration CM1 5 MIllustration CM1 4 MIllustration CM1 2 MFace à leur intérêt grandissant pour l’activité et la découverte de ce milieu, leur enseignante a décidé d’aller plus loin. Ce qui a séduit Annabelle Rodrigues c’est la multiplicité des apports de la spéléologie à l’éveil de l’enfant. C’est une activité sportive peu connue, qui permet de partir à la découverte de nombreux volets scientifiques du programme. Surtout, l’expérience d’ « Être Ensemble »  est enrichissante dans le milieu souterrain. Et Jeff vous le dira mieux que personne : « Quand on part en expédition, en Haiti ou à Padirac, c’est bien d’être ensemble qui nous plaît le plus ».

Alors c’est parti pour une classe découverte spéléologie encadrée par José Mulot de la Fédération Française de Spéléologie ! Les enfants étaient bien évidement très emballés. Il s’agissait de convaincre aussi leurs parents: Jeff, Pascal et Mapi sont retournés à Strasbourg en Décembre pour participer à la soirée de présentation du projet.

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Les élèves avaient exposés leurs travaux sur l’eau et l’expédition, et Jeff avait glissé entre les panneaux de la classe, de nombreuses photos sur et sous terre (Jeff a encore frappé!).

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Résultat ? Les parents aussi auraient bien aimé partir en classe découverte ! 

Pour les faire patienter, Jeff a glissé quelques images de concrétions pour la classe. Et comme pour faire patienter les trois visiteurs avant leur prochaine expé en Haiti, les enfants leur ont remis des créations collées ambiance mer des Caraïbes.

Peu après la présentation, un élève est venu voir un des membres de l’équipe :
« Est-ce qu’il y aura des installations métalliques dans les grottes où l’on ira ? »
« Des installations métalliques ? Type escalier ? »
« Oui. »
« Non, normalement non. »
« Ah super, ce sera de la vraie spéléo alors ! »

Et puis, comme l’a précisé une des élèves de la classe de CM1, « l’école ce n’est pas que du français et des mathématiques, c’est aussi apprendre à vivre et à grandir. Alors c’est important que je puisse aller dans cette classe de découverte ».

Une très belle année à ces futurs spéléologues en marche ! En espérant qu’un membre de l’équipe puisse les accompagner, on attend de leurs nouvelles sur le terrain  !

Déambulation en terre haïtienne

L’association «L’arbre et la pierre » s’intéresse à tout ce qui va contribuer à « former l’esprit ». Elle propose des sorties sur le terrain pour découvrir le riche patrimoine de la région du Quercy tous les domaines. Eclectique et curieuse, cette association organise tous les ans une conférence sur un sujet qui passionne un de ses adhérents et membre de l’expédition Anba Macaya, verticales souterraines : Jean-François Fabriol, qui réside dans le Lot.

En lisant les articles du blog, vous avez certainement compris que Jean-François est photographe, qu’il a beaucoup d’images et qu’il aime les commenter.

« J’ai suggéré de raconter ce que j’ai vu en Haïti au cours de mes 4 séjours dans ce pays mal connu, que j’ai arpenté à la recherche de « twou woch *»  » mentionne Jean-François.

« J’ai devant moi une semaine et plusieurs milliers de photos pour préparer cette conférence photographique dont voici l’affiche. »

Déambulation en terre haïtienne, une conférence par Jean-François Fabriol

Déambulation en terre haïtienne, une conférence par Jean-François Fabriol

*trou roche, c’est-à-dire grotte en créole

Communiqué de presse de fin d’expédition

Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous…

Ils se sont cassés les dents sur le lapiaz, mais ils ont découvert un majestueux canyon.

De retour de l’expédition, les membres de l’équipe partagent leurs découvertes. Douloureuses démangeaisons, foulures et autres menues blessures sont reléguées au rang des souvenirs. Reste la performance sportive, en seulement 6 semaines, de la découverte d’une centaine de gouffres. Et le récit en images d’une épopée humaine dans les entrailles de la Terre.

Communiqué de fin d’expédition Anba Macaya

Photos libres de droit pour illustrer un article lié à l’expédition. Nous contacter pour toute autre utilisation.

Matthieu Thomas découvre le canyon de la Ravine Casse-cou. Photo: Jean-François Fabriol

Matthieu Thomas découvre le canyon de la Ravine Casse-cou. Photo: Jean-François Fabriol

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La résurgence Tèt L’acul- Photo: Olivier Testa

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Pascal Orchampt découvre le gouffre Perdu, un aven borgne de 30 m de profondeur – Photo: Olivier Testa

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Rencontre avec les habitants de Sous-Bois – Photo: Jean-François Fabriol

Photos à l’appui, Marie-Pierre Lalaude Labayle présente aux habitants réunis les objectifs de l’expédition dans les grottes de la région.

 

Une épopée spéléo en Haïti à suivre sur Futura Sciences

Futura Sciences suit l’expédition sur son site www.futura-sciences.com

Retrouvez sur notre blog les articles publiés.

Les premières conclusions de l’expédition

Les spéléologues de l’expédition Anba Macaya ont quitté Haïti et le massif karstique qu’ils ont parcouru dans les trois dimensions pour en découvrir le réseau de grottes et de cours d’eau souterrain. Bilan : 95 gouffres explorés, trois rivières souterraines et des résurgences inconnues. Un regret : les spéléologues n’ont pas découvert la grande rivière espérée. En contact avec Futura-Sciences, les membres de l’équipe vous ont fait vivre leur aventure.

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Pascal Orchampt découvre le gouffre Perdu, un aven borgne de 30 m de profondeur – Photo: Olivier Testa

Les spéléologues dans les verticales souterraines

Les avancées de l’exploration après 4 semaines sur le terrain.

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Les secrets des grottes Haitiennes

Matthieu Thomas, géologue, nous explique la structure de ce grand massif karstique que l’érosion a trépané, arasant la partie supérieure et découvrant ainsi de profondes cavités creusées dans le calcaire par les eaux souterraines. A visionner ici: http://www.futura-sciences.com/magazines/terre/infos/actu/d/geologie-exclu-video-anba-macaya2-secrets-grottes-haitiennes-49430/

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Une épopée spéléo en Haiti

Durant six semaines, l’équipe de l’expédition intitulée « Anba Macaya, verticales souterraines », va explorer un réseau inconnu de grottes et de rivières souterraines en Haïti. L’enjeu est géologique, géographique, économique et humain, dans une région peu explorée, riche d’une forêt primaire d’altitude.

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De l’eau pour tous les jours à Formon

Les élèves de la classe de CM1 de Madame Rodrigues étudient depuis la rentrée le cycle de l’eau urbaine. Au cours de leur aventure, les coéquipiers d’Anba Macaya cherchent à atteindre la résurgence par l’intérieur, en suivant le parcours de l’eau. Cet article présente aux élèves comment l’eau parvient aux habitants du Parc Macaya, et quels sont les enjeux liés à son transport et son stockage.

Où trouve-t-on l’eau ?
Dans le Parc de Macaya, l’eau ne sort pas du robinet, comme nous en avons l’habitude à la maison, chez nous en France, dans la cuisine, les toilettes ou la salle de bains.
Les Haïtiens, en particulier dans les campagnes et les mornes, c’est à dire les montagnes, doivent parfois marcher sur de longues distances pour atteindre une source, et pouvoir ramener chez eux l’eau nécessaire à la cuisson des aliments, pour laver la vaisselle ou simplement pour boire. Nous rencontrons fréquemment dans nos randonnés pour trouver les grottes, des adultes ou des enfants avec un bidon d’eau à la main ou sur la tête, comme les choses sont traditionnellement transportées ici.

Les réseaux de canalisation de l’eau ne sont pas répandus partout dans le pays. Ils impliquent des travaux qui prennent du temps et qui sont coûteux. Cependant, à Formon, la petite communauté de montagne où l’équipe a installé son camp de base, un réseau de canalisation existe. Le réseau est constitué d’un captage, d’un petit réservoir qui permet la chloration et de robinets communautaires appelés Bornes-Fontaines. En fin de parcours, des bornes fontaines sont mises à la disposition des familles, à quatre endroits différents près des principaux chemins qui parcourent le village.

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Des bacs de récupération de l’eau de pluie qui ruisselle sur les toits sont parfois installés chez les familles les plus aisées. La pratique n’est pas généralisée, et la saisonnalité des pluies permet juste un accès périodique à cette ressource en eau à domicile. En effet, c’est seulement au cours de la saison des pluies, pendant la période cyclonique, que ce système de récupération de l’eau est utile, soit de Juillet à Décembre.

Comment l’eau est-elle conservée ?
Dans les maisons, des grands tonneaux de plastique noir, des drums sont placés, en général dans la salle de bains.

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L’eau récupérée à la borne est versée dedans, et l’on y puise selon les besoins pour les différents usages à la maison. Ce sont la taille des drums ainsi que l’utilisation de l’eau qui déterminent le nombre de voyages quotidiens vers la borne. L’eau de la borne est traitée pour éviter la propagation du choléra. Cette maladie est présente dans le pays depuis 2010.

Les bidons utilisés pour le transport de l’eau, ainsi que la manière dont elle est stockée parfois pendant plusieurs jours peut faciliter la prolifération de bactéries, germes ou parasites. Les membres de l’équipe ont donc choisi de donner un traitement supplémentaire à l’eau, pour s’assurer de son innocuité sur leur santé.
Nous avons installé un système de filtration céramique qui permet un niveau de filtration de l’ordre de 0,2 microns.

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Il est composé de deux cartouches que nous plaçons au fond d’un bidon plastique. Un fois le bidon rempli, nous aspirons l’air des deux tuyaux de perfusion pour faire monter l’eau dans ceux-ci et lui permettre de couler, une fois filtrée, dans le gros bidon Cullighan qui est placé dessous. C’est un peu comme notre château d’eau, et les tuyaux de perfusion fonctionnent comme des tuyaux de canalisation. Nous stockons l’eau une fois filtrée dans un second Cullinghan propre dont nous couvrons l’ouverture. C’est notre source, à laquelle nous remplissons nos bouteilles individuelles et nos gourdes.

Anecdote : hier soir dans le drum, nous avons sauvé de la noyade un lézard qui avait fait un saut impromptu dans le tonneau.

L’eau chaude…

Ici pour avoir de l’eau chaude pour la douche, nous avons décidé d’utiliser des vaches à eau. Ce sont des sacs faits dans une matière plastifiée de couleur noire qui nous permet, lorsqu’on les place au soleil, d’attirer le soleil et de chauffer l’eau à l’intérieur. Chaque vache à eau contient environ 8 litres d’eau. Cela est suffisant pour la douche de 2 personnes.

Le traitement des eaux usées
A Formon, il n’existe pas de station d’épuration pour les eaux usées. L’eau de la vaisselle, de la douche, ou de la lessive est envoyée directement sur le terrain autour de la maison. Ici, peu de produits chimiques sont utilisés pour nettoyer les sols par exemple. L’eau est absorbée assez rapidement, et les éléments tels que l’azote ou les phosphates présents dans les eaux usées servent également à la croissance des plantes présentes sur le terrain.

Et les toilettes ?
Ici on ne peut pas oublier de tirer la chasse d’eau… Car il n’y en a pas !
Ce qui constitue les toilettes à notre camp de base, c’est un simple trou creusé dans le sol, d’environ 2 mètres de profondeur, et qui se continue en surface par un tuyau de fer d’une trentaine de centimètres de hauteur et une vingtaine de centimètres de diamètre. Un siège sur lequel on évite de s’asseoir. Le tout est protégé de la pluie par un toit de tôle, et un muret surplombé par une bâche de toile entoure le tout, afin de donner au lieu une certaine discrétion.
Les déjections tombent directement au fond du trou, et avec la chaleur, elles se décomposent rapidement. Quelle économie d’eau potable !

Stéphanie Jagou